Quatre associations françaises de protection et déducation
à la nature ont
adressé une lettre ouverte à Jacques Chirac, mardi 24 juin,
pour lui faire
part de leur très vive inquiétude face à la politique écologique
actuelle,
notamment en matière de protection des espèces et des milieux.
Les associations constatent une régression spectaculaire de la
protection de
la nature depuis un an, quelles illustrent par 10 exemples
:
· Baisse du budget du ministère de lÉcologie
et du Développement
Durable, et mépris du travail et des recommandations des
associations de
protection de la nature.
· Importante régression du projet de loi sur leau.
· Classement infondé de trois espèces de petits carnivores en
nuisibles (belette, martre, putois), et remise en
cause de la protection
des rapaces (notamment la buse variable).
· Amnistie de tous les délits de braconnage, contrairement aux
engagements pris.
· Mépris de la Directive Oiseaux sur la conservation des
migrateurs,
par des dates de chasse contraires aux recommandations
scientifiques.
· Blocage manifeste de la mise en place du réseau Natura 2000.
· Abandon du classement de la barrière de corail de
Nouvelle-Calédonie.
· Fragilisation de la politique de protection des rares grands
mammifères (loup et ours) présents sur notre territoire.
· Encouragement de lutilisation massive des toxiques (type
bromadiolone), et autorisation de linsecticide gaucho pour
le maïs malgré
la surmortalité quil provoque chez les abeilles et contre
lavis du Conseil
dEtat et de nombreux scientifiques.
· Extension de la chasse de nuit à 7 nouveaux départements,
alors que
ce mode de chasse non sélectif est source de confusion et de
graves
dérangements des oiseaux .
Ces mesures désastreuses pour la nature marquent un recul sans
précédent,
qui sajoute à toutes les nuisances et pollutions considérables
déjà
infligées à notre environnement.
En outre, elles conduisent aujourdhui la France à devenir
la lanterne rouge
de lécologie, et risquent sérieusement daggraver le
contentieux législatif
avec les Directives européennes (Oiseaux, Habitats, Natura 2000)
et les
Conventions Internationales (Berne, Ramsar, Washington).
Alors que le Président de la République doit prochainement
proposer
dadosser une charte de lenvironnement à la
Constitution, les associations
signataires ne comprendraient pas quelle ne soit pas
accompagnée dune
politique écologique concrète et ambitieuse, et du soutien
actif à
léducation de la population, à la hauteur des graves
enjeux qui se posent à
nous, et conformément à laspiration de la majorité de
nos concitoyens.
Au 25 juin, ce texte avait été co-signé par FERUS (Groupe Loup
France),
l'ASPAS (LAssociation pour la Protection des Animaux
Sauvages, Les CPN
(Fédération nationale des clubs Connaître et Protéger la
Nature), et OCL
(Organbidexka Col Libre)