Défense des animaux/ Immunologie :

 

Sommaire :

 

I/ Introduction

Organes lymphoïdes primaire

Organes lymphoïdes secondaire

1/ L’immunité innée

2/ L’immunité spécifique ou adaptative

2.1/ les cellules Présentatrice d’Antigène (CPA)

2.2/ Types de réponse immunitaire (humorale…)

2.3/ Grands types d’immunités adaptatives

3/ Caractéristique de l’immunité adaptative

3.1/ Bases moléculaire de la spécificité

3.2/ Bases de la diversité, notion de répertoire

3.3/ les lymphocytes ne s’attaquent pas aux constituants du soi

3.4/ la mémoire des lymphocytes   

 

II/ La réaction antigène (Ag)/ anticorps (Ac) et ses applications

A/ La réaction Ag/Ac

1/ Réaction de précipitation

2/ Réaction d’agglutination 

3/4/5/ Réaction de fixation du complément, RIA, ELISA

 

III/ Le système du complément

1/ Généralités

2/ Voie d’activation du complément

I : la voie classique

II : La voie alterne

III : La voie des lectines

3/ Mécanisme de protection

4/ Chimiotactisme

5/ Activation de la phagocytose des macrophages (MÆ)

6/ Rôle dans le processus inflammatoire

 

IV/ Organisation du système immunitaire 

1/ Organes lymphoïdes primaire

2/ Organes Lymphoïdes secondaire

2.1/ Ganglions lymphatiques

2.2/ La rate

2.3/ Formation lymphoïdes associés au tube digestif et à l’appareil respiratoire.

2.4/ Circulation et recirculation des lymphocytes.

3/ Re migration des lymphocytes

4/ Cellules sanguines

 

V/ Activation des LT naïfs

1/ les signaux antigéniques

2/ Les signaux de costimulations

3/ La prolifération clonale

 

VI/ Développement, activation et différenciation des lymphocytes B 

Les différentes étapes :

1/ production de cellules B mâtures

2/ Élimination de cellules B autoréactive.

3/ Activation des LB par des Ag étrangers.

3.1/ Activation des LB par des Ag protéique

4/ Différenciation de cellules B en plasmocyte producteur d’Ac et de cellules B mémoire.

 

VII/ Les fonctions des anticorps (Ac).

1/ Distribution et fonctions

1.1/ Fonction du FC des IgM

1.2/ Fonction des Ig G

1.3/ Fonction des Ig A

1.4/ Fonction des Ig E

1.5/ Fonction des Ig D

 

II/ Transport de certaines classe d’Ac :

1/ Transport des Ig A

1.1/ Production de plasmocytes dans le korion conjonctif

1.2/ Transport des Ig G maternel au travers du placentas

 

Tolérance vis-à-vis du soi et auto immunité :

1/ Introduction

2/ Les mécanismes de la tolérance 

 

 

 

Introduction :

 

L'immunologie étudie le système immunitaire et sa fonction.

Le système immunitaire est constitué d’un ensemble de cellules, de molécules, ainsi que d’organes distribués  dans tout l’organisme. On distingue différents types d’organe :

1/ - Les organes lymphoïdes primaires qui assurent la production des lymphocytes.

 

·        le thymus (au dessus du coeur), assure la production des lymphocytes T

·        La moelle osseuse assure la production de lymphocytes B.

 

2/ - Les organes lymphoïdes secondaire : organes dans lesquels il y a reconnaissance des antigènes par les lymphocytes, ce qui entraîne leur multiplication :

 

- Ganglions lymphatique

- Rate

- Les amygdales

- L’appendice

 

 

Le rôle du système immunitaire est de protéger l’organisme contre les agents infectieux pathogènes. Il en existe 4 grands types : parasites, bactéries, virus et champignons (voir planche). Cette protection de l’organisme se fait grâce à la reconnaissance des agents infectieux et le développement de réponse immunitaire de deux grands types :

 

-         l’immunité naturelle ou innée

-         l’immunité spécifique ou adaptative

 

I/ L’immunité innée :

 

Première ligne de défense très efficace contre les agents infectieux, elle est déclenchée par la reconnaissance des motifs conservés présent à la surface des agents infectieux appelé PAMP (Pathogenesis Associated Molecular Pattern). Cette reconnaissance ce fait par l’intermédiaire de récepteurs : les PRP (Pathern Recognition Protein), portés par les cellules de l’immunité innée ainsi que des molécules circulantes. Les molécules de PAMP sont également reconnues par les molécules circulantes dans l’organismes.

 

Les principaux composants de cette immunité sont :

- les barrières physiques et chimiques du corps qui s’opposent à la pénétration ou à la survie des agents infectieux au niveau de la peau et des muqueuses.

 

- Des cellules de l’immunité innée dont des cellules phagocytaires : ce sont les macrophages qui dérivent des monocytes du sang. Ainsi que des granulocytes ou polynucléaires neutrophile.

 

Ces deux types cellulaires détruisent de nombreux agents infectieux par phagocytose ou sécrétion de substances bactéricides. Ces cellules de l’immunité innée, sont activées par la reconnaissance des PAMP par des capteurs de surfaces appartenant à la famille des TLR (Toll Like Receptor).

 

- Des cellules NK (Natural Killer) : on les retrouvent dans le sang, ou dans les tissus. Elles reconnaissent des cellules infectées par des pathogènes intra- cellulaires et sont capables de détruire les cellules cancéreuses. 

 

- Des cellules qui contiennent dans les granules de leur cytoplasme des substances très actives. 

Elles libèrent des substances en réponse à la reconnaissance de trois types :

-         Polynucléaires éosinophiles* : dans le sang

-         Polynucléaires basophiles* : dans le sang

-         Mastocytes : dans les tissus

 

 

* Le nom provient des propriétés tinctoriales.

 

 

- Les protéines plasmatiques : présentes dans le sang, elles interagissent avec des microorganismes, déclanchant ainsi des cascades d’activations. En particulier, la cascade d’activation de protéines aboutissant à l’élimination d’agents infectieux par des mécanismes variés tel que le complément.

 

Des facteurs solubles qui, sont sécrété par  des cellules lorsqu’elles sont activés par leur rencontre avec un agent infectieux. On distingue deux grandes familles :

* Les Cytokinines : qui agissent via un récepteur sur des cellules (l’Interleukine2 par exemple, TNF…).

 

*Les Chimiokines :  Molécules sécrétés par les cellules et induisant un mouvement orienté d’autres cellules. Elles sont sécrétées par les organes lymphoïdes.

 

Les substances vasoactives : Substance sécrété par des cellules qui vont modifier le diamètre des vaisseaux sanguins ainsi que leurs perméabilité.

 

Toutes ces molécules agissent par des mécanismes variés mais agissent toutes en déclanchant la réponse inflammatoire ou foyer infectieux. (Voir schéma 5 p2) : ici nous est montré l’activation de ces substances vasoactives sur des vaisseaux sanguins. Les cellules vasoactives entraîne la vasodilatation et induisent la perméabilité de la parois des vaisseaux. Ainsi, protéines plasmatiques et cellules sanguines sortent du sang vers le foyer infectieux. Ce sont ces cellules et ces molécules qui déclenchent l’inflammation.

 

La réaction inflammatoire : Se caractérise par une accumulation de protéines, lipides et cellules au niveau du foyer infectieux.

 

II/ L’immunité spécifique ou adaptative :

 

- Les cellules : 

* Les lymphocytes : on en distingue deux grands types (Les lymphocytes B et T) de fonction très différentes : Caractéristique commune, ils reconnaissent tous les deux un antigènes par un récepteurs pour l’antigène.

 

Lymphocyte T : Le TCR (T cell Receptor ou récepteur T

Lymphocyte B : le BCR (B Cell Receptor ou récepteur B) ou IGS (ImmunoGlobuline de Surface).

 

 

Mais les lymphocytes B et T diffères sur quelques points :

1/ Le lymphocyte B activé donne naissance à une cellule spécialisé : le plasmocyte, spécialisé dans la synthèse d’une protéine appelée immunoglobuline, qui est sécrétée vers l’extérieur. Le BCR existe sous forme membraneuse lié au LB et sous forme soluble : L’IGS.  

Le TCR lui, n’existe que sous forme membranaire.

 

2/ BCR et anticorps reconnaîssent l’antigène sous forme soluble.

-L’anticorps (Ac) se lie directement à l’agent infectieux soluble. 

- Le TCR ne reconnaît qu’un peptide dérivé des protéines étrangères complexé à une molécule de CMH (Complexe Majeur d’Histocompatibilité). Ces molécules de CMH sont présentes sur toutes nos cellules.

 

Il y a deux grands types de Lymphocytes T :

·        Les Lymphocytes T de type CD 8+, qui reconnaissent via leur TCR des complexes de peptides antigéniques associés à un peptide plus CMH1.

·        Les lymphocytes T CD4+ qui reconnaissent le CMH2 plus peptide.

 

* Les CMH1 sont exprimés par toutes les cellules spécifiques de l’individus.

* Les CMH2 sont exprimés seulement par les cellules de l’immunité innée : les Cellules Présentatrices d’Antigènes (CPA).

 

2.12 Les Cellules Présentatrices d’Antigènes :

 

Il en existe trois types cellulaires :         - Les macrophages

                                                           - Les cellules dendritiques

                                                           - Les lymphocytes B activés

 

Ces 3 types cellulaires sont capables de présenter l’antigène au lymphocytes T CD4+ sur leur CMH2 (voir figure 4 p3).

 

2.13 Les cytokines sécrétés par les Lymphocytes :

 

Exemples : IL2, IL4, IFNd (Interféron)

 

2.2 On distingue plusieurs types de réponses immunitaires :

 

Les réponses humorales : elles dépendent surtout de l’activité des anticorps (Ig).

Les principales fonctions de ces anticorps sont la neutralisation des toxines et l’activation du complément (destruction de cellules, d’agents infectieux et activation de la phagocytose).

Elles sont efficaces contre les agents infectieux extra cellulaires (c’est à dire, la plupart des bactéries).  

 

- Les réponses immunitaires cellulaires : Elles dépendent de l’activation des lymphocytes T. Ce sont les seuls efficaces contre les agents infectieux intra cellulaire (Micro-bactéries, virus, protozoaires, parasites…).

 

Les réponses immunitaires primaires qui se développent lors de la première rencontre avec un agent infectieux donnée (voir schéma 2 P4).

Les réponses immunitaires secondaires qui se développent à chaque nouvelle invasion de l’organisme par un agent infectieux dont l’antigène est connu. Les réponses immunitaires sont alors plus fortes, plus rapide et donc plus efficace (voir graph : la mémoire immunitaire). Ce graphique représente la réponse humorale induite par un vaccin, la quantité de lymphocytes et d’anticorps libérés.

 

2.3 Les grands types d’immunités adaptatives :

 

On en distingue deux : l’immunité active et l’immunité passive.

 

-    L’immunité active : on désigne ainsi celle qui se développe spontanément lors d’une rencontre naturelles avec un antigène. Celle-ci est induite par la vaccination qui consiste à injecter l’agent infectieux affaibli ou tué dans l’organisme, ce qui va induire des réponses adaptatives primaires puis secondaires lors des rappels. Pour qu’il se développe lors de l’infection, une réponse immunitaire plus efficace car secondaire.   

-    L’immunité passive : immunité que l’on transfère à un individus en lui injectant soit des Ac ayant été produit par un autre individus (c’est la sérothérapie), soit des lymphocyte T provenant de l’individus lui même, ayant été stimulé in vitro par l’Antigène (Ag).

 

3. Caractéristique de l’immunité adaptative :

 

Ces caractéristiques sont les suivantes :

1 : Spécificité à l’antigène (Ag)

2 : Diversité

3 : La mémoire

4 : la tolérance au constituants du soi

 

3.1 Les bases moléculaires de la spécificité :

 

La spécificité de ces réponses dépend de la reconnaissance de chaque antigène (Ag) par les récepteurs des lymphocytes BCR et TCR. Chaque lymphocyte ne comporte qu’une seule forme de récepteur.

 

Les lymphocytes T comportent 2 chaînes b, et 3 a. (figure 2 P13).

Les lymphocytes B comportent 4 chaînes : 2 lourdes et 2 légères. 

 

La reconnaissance de l’antigène par les récepteurs des lymphocytes dépend d’une complémentarité structurale.

 

 

3.2. La base de la diversité : notion de répertoire :

 

Chaque individus possède des milliards de lymphocytes B et T équipés de récepteurs différents qui se ressemblent entre eux, ils sont constitué de deux chaînes a et b pour les LT. La différence entre les différents récepteurs se situe au niveau de la partie variable du récepteurs (une séquence protéique qui leur est propre). Il y a autant de séquences variables que d’antigènes reconnus (même chose pour les LB). L’ensemble des mêmes récepteurs avec leurs parties variable sont modifié par recombinaisons somatique au niveau de la production des lymphocytes. L'ensemble des récepteurs constitue le répertoire (109 à 1010).

 

 

3.3. Les lymphocytes ne s’attaquent pas aux constituants du soi :

 

Ceci est du à l’élimination au cours du développement des lymphocytes de ceux qui acquièrent un récepteur qui reconnaît le soi. L’individus génère des lymphocytes qui reconnaissent les antigènes du soi, ceux-ci sont éliminés, ne subsiste que les autres. C’est ce que l’on appelle la sélection négative (par apoptose).

 

3.4. La mémoire des lymphocytes :

 

La mémoire d’un Ag qui se manifeste par les réponses secondaires, résultent en grande partie de la prolifération clonale. En effet, avant la rencontre avec l’Ag, il préexiste des lymphocytes spécifiques de l’Ag mais en faible quantité, d’où une réponse lente. Lorsqu’ils rencontrent l’Ag, ils vont être actif, entraînant la prolifération clonale. Les lymphocytes issus de la prolifération clonale vont pour une partie jouer le rôle d’effecteur, et d’autres le rôle de lymphocytes mémoires.

 

 

 

La réaction antigène/ anticorps et ses applications :

 

En laboratoire, l’Ac est utilisé comme outils dans les réactions.

 

1. La réaction Ag/ Ac 

 

C’est une réaction très rapide (quelques secondes) même à 0°C.

C’est une réaction réversible formant un complexe Ag/ Ac :

Très nombreuses appelations basées sur le fait que les Ac sont hautement spécifiques. On peu détecter et titrer un Ac vis à vis d’un Ag donnée (VIH, Hépatite B…). on peu détecter et doser des Ag à l’aide de l’Ac correspondant (hormone). Dans certains cas, la formation du complexe Ag/ Ac donne lieu à un phénomène visible. Dans d’autres cas, aucun phénomène visible n’est décelable et le test devra être réalisé par des artifices techniques (immunofluorescence).

 

1/ Réaction de précipitation :

 

Le complexe Ag/ Ac va former un précipité :

 

1.1  Réaction en milieu liquide (poly P7): ce sont des méthode peu sensible nécessitant un réactif. Elle a permis de mieux appréhender les réaction Ag/ Ac mais n’est plus usités actuellement (d’autres techniques sont plus performantes).

(faire schéma)

Zone d’équivalence : proportion harmonieuse entre Ag et Ac. C’est la théorie du réseau. 

 

1.2  Les réactions actuellement usités : réaction de précipitation en milieu gélifié, c’est la technique d’Ouchterlony (cf TP). Poly p8

 

Technique d’immunoéléctrophorèse (faire schéma)

 

2/ Réactions d’agglutination (poly P9):

Il faut un support agglutinable (des globules rouges ou des billes de latex)

Détermination du groupe sanguin : ABO et Rhésus, ce sont des Ig M qui entre en jeu ici.

 

3/ Réaction de fixation du complément

4/ Technique d’étude in situ (dans une cellule pour repérer d’où provient un Ag : technique d’immunofluorescence.

5/ Dosage radio immunologiques (poly P10)

    Dosage radio immunoenzymatique (Test ELISA), c’est la méthode la plus utilisé actuellement (elle est de plus très précise car elle permet des analyse au picogramme près). 

 

Le système du complément :

 

1/ Généralités :

 

Le complément est constitués de molécules aidant l’Ac à détruire une bactérie et complète son action. Il est composé de molécules solubles en permanence dans le sang sous forme inactive (Constitué de 20 éléments : C1 à C9, facteur B, facteur D).

Les composants du complément sont des facteurs protéolytiques circulant dans le sang sous forme inactive sauf pendant une infection (bactérienne ou fongique). Un premier composant C1 va être activé par l’Ag infectieux, ce dernier va cliver C2, qui va cliver C3…, c’est une cascade protéolytique amplifiée à chaque étape. Chaque enzyme activés clive et active de nombreuses molécules de l’enzyme suivantes. Chaque molécule activé au début de la cascade va conduire à la production de nombreux complexe lytique (faisant l’objet d’une régulation très précise).

 

2/ Voie d’activation du complément :

 

-         voie classique

-         voie alterne

-         voie des lectines

 

Remarque : toutes ces voies conduisent à l’activation de C3 (élément clé) puis à l’assemblage des éléments conduisant à la voie effectrice terminale.

 

I la voie classique : Elle est activée par les complexe Ag/ Ac. Quand il y a infection, cela conduit à la production d’Ac. La voie classique est activée quand les Ig M ou les Ig G se fixent à leurs micro organismes. L’activation du complément ce fait par la liaison d’une seul molécule d’Ig M  ou de plusieurs molécules d’Ig G à l’Ag.

 

La bactérie est opsonisée. Quand l’Ac se fixe à son Ag, la molécule se déforme et démasque le site de fixation du complément (FC = Fragment cristallisable). Le complément C1 reconnaît ce site de fixation et s’y accroche (par C1 q). (Faire schéma).

 

C1 comprend : - C1 q

                         - C1 r

                         - C1 s

A partir du moment où C1 q est fixé la production et la cascade d’enzyme protéolytique démarre. C1 q clive C1 r qui à son tour clive et active C1s. Cette dernière clive séquentiellement C4 et C2 qui forme le complexe C4 2 ou C3 convertase de la voie classique, pour produire C3a et C3b. C3b se fixe sur la membrane de l’agent infectieux près de C4 2 pour former C4 2,3b (ou C5 convertase), qui va cliver C5 qui donnera C5b + C6 + C7 + C8 + C9.

 

II Voie Alterne :    

Elle est activée directement par les micro organismes. Elle ne fait pas intervenir les Ac et entre en jeu dès le début de l’infection (réponse immunitaire innée). Il y a des différences entres protéines des cellules du soi et protéines des cellules étrangères. La voie alterne est activée dans les polysaccharides des levures, bactéries, protozoaires.

 

Infection microbienne   =       inflammation    =       libération de protéases    =      lesquelles vont cliver C3, C3a et C3b, venant se fixer sur les cellules de l’organisme comme les cellules des bactéries.

 

Une protéine régulatrice circule dans le sang sous forme active (facteur H) et inactive la cascade sur les cellules du soi mais pas sur les cellules des microbes car les polysaccharides des microbes protège le C3 b du facteur H. La cascade du complément va continuer sur les bactéries . Le facteur B vient se fixer au C3 b des microbes. Le facteur D qui circule dans le sang sous forme active, clive le facteur B sous la forme C3b Bb qui va cliver C5. De plus, quand la voie classique est activée, il y a production de C3b (ou C5 convertase).

 

Voie alterne = complexe lytique amplifié.

 

III La voie des lectines :

Elle est activée directement par les microorganismes. Les lectines sont présentes en permanence dans le sang et se lie à un sucre : le mannose (lequel n’est pas accessible sur les cellules du soi contrairement au cellules du microbe) et enclenche le clivage du C3. La lectine est une protéine liante.

 

5/ La voie effectrice commune :

 

Le complexe lytique transmembrannaire : celui-ci se forme à la suite de l’assemblage des composants tardif du complément.

 

C5b se lie à C6 et forme C56 puis se lie à C7, ce qui forme C567, qui se lie à C8 puis à 6 molécules de C9 et forme le complexe C56789. Deux de ces complexe s’assemble et forme le complexe lytique transmembrannaire qui dégrade la membrane de la bactérie, l’eau pénètre à l’intérieur et fait exploser cette dernière.

 

6/ Régulation de la cascade du complément :

 

Ce mécanisme doit être bien contrôlé pour ne s’appliquer qu’aux microbes.

 Il existe deux modes de régulation :

- soluble : facteur H.

- Membranaire : DAF qui est ancré dans la membrane de presque toute nos cellules (cellules sanguines, cellules de la parois des vaisseaux, cellules endothéliales et épithéliales).

 

Mécanismes de protection :

Régulation : inhibiteur (Soit soluble comme le facteur H, soit membranaire : ce sont des molécules ancrées dans la membrane de nos cellules porté par les cellules de la paroi des vaisseaux et les cellules épithéliales). Lié à la très grande instabilité de la plupart des constituants du complément qui vont rester actifs moins d’1/10 de milli-seconde. Le système du complément va faire intervenir les cellules qui portent le récepteur pour le complément :

- Les macrophages (MÆ)

- Les Lymphocyte B (LB)

- Les polynucléaires (Granulocytes).

    

Ces cellules portent des récepteurs pour certains constituants du complément qui vont entrer en jeu lors de l’activation en cascade : CR1, CR2, C3d, CR3, CR4.

 

Faire schéma.

 

CR1 (présent sur les trois types de cellules) = récepteur pour C3b et CR2 reconnaît C3d et le récepteur pour le virus d’EBV (Epstein Barr). Plus de 90% de la population humaine mondiale héberge ce virus sans toutefois contracter de maladie (transmission par la salive). Chez  certaines personnes ce dernier peu déclencher la mononucléose. La réponse immunitaire le contrôle mais ne peu l’éliminer. En cas d’immuno suppression, ce virus peu provoquer des tumeurs des LB et des mononucléoses inféctieuses.

 

Les virus s’introduisent parfois dans nos cellules avec des molécules de nos cellules. C’est le cas du VIH : il entre dans les LT CD4+ avec les molécules de CD4

Cas de l’EBV : Entre dans le LB avec les récepteurs C1 du complément.

 

CR2         Récepteur pour le C3 b inactivé qui reste à la surface

CR3         des pathogènes et les opsonisent.

CR4

   

7.1/ Lyse des microorganismes = première fonction du complément :

 

Tout cela va aboutir à l’élimination du microbe d’une façon ou d’une autre. Le complément va lyser les bactéries, les levures et certains protozoaires par l’intermédiaire du complexe lytique. Le système du complément est le principale moyen pour le système immunitaire de lutter contre les agents infectieux.

 

Il est parfois déficitaire dans le système immunitaire (parce que très complexe), notamment en C3 (C3 muté), dans ce cas, l’organisme a beaucoup de mal à lutter contre les invasions microbiennes (ce qui prouve l'importance du complément).

 

 

7.2 Chimiotactisme :

 

Certains constituant du complément vont être capable de recruter d’autres cellules du système immunitaire comme les cellules phagocytaires sur le sites d'infection.

.

C5a : Macrophages

attires les Granulocyte (polynucléaire neutrophile).

 

7.3 Le complément active la phagocytose des macrophages.

 

Exemples : certaines bactéries sont encapsulées (coque de polysaccharides) et résistent de ce fait à la phagocytose. La cascade du complément permet de combattre celle-ci par la production de C3b (faire Schéma) et opsonise ensuite la bactérie qui devient sensible à la phagocytose. La bactérie est internalisée dans une cellule (phagosome) et va fusionner avec les lysosomes (développement d’enzyme lytique : voir schéma P12) : c’est le Phago- lysosome.

 

7.4 Voir schéma p11 : Quatrième fonction du complément : il a un rôle dans les processus inflammatoires.

 

La cascade de complément plus la production de petit fragments C3a, C4a, C5a, stimulent les polynucléaires basophiles et mastocytes (responsable du phénomène d’allergies). Ces cellules vont secréter des médiateurs qui vont stimuler : contraction des muscles lisses, augmentation de la perméabilité vasculaire et recrutement d’Ac, phagocytes… au niveau du foyer infectieux. La paroi des vaisseau se contractent : il y a augmentation du courrant circulatoire, les Ag du microbe vont être plus rapidement acheminé au niveau des ganglions lymphatiques les plus proches.

 

Organisation du système immunitaire :

 

Les  lymphocytes sont des cellules particulières : normalement, les cellules sont soit fixes, soit mobiles. Mais les lymphocytes sont intermédiaires. Une partie se retrouve dans la lymphe et le sang, et une autre partie est cantonnée dans les organes lymphoïdes.   

 

-         Organes lymphoïdes : les lymphocytes passent une partie de leur existence à circuler dans la lymphe et le sang. Une partie reste dans les organes lymphoïdes.

 

Organe lymphoïdes primaire : les cellules souches lymphoïdes s’y différencie en lymphocyte mâture et immature. Ici s’acquiert le récepteur de l’Ag. Les organes lymphoïdes primaires (périphériques) permettent « l’éducation » des lymphocytes. Lymphocytes B mâture et T vont parfois rencontrer leur Ag spécifique et devenir fonctionnels.

 

Ils sont produit pendant la vie embryonnaire et post natale puis décline après la puberté.

 

1.1  Les lymphocytes T se différencient dans le thymus : Le thymus est un organe bilobé situé au dessus du cœur. Chacun des lobes sont divisés en lobules eux mêmes organisé en cortex interne et en Medulla centrale. Faire schéma !

 

Les souches hématopoïétiques sont produite au départ dans la moelle osseuse et migrent vers le thymus par le cortex. Au cours de leurs développement, les LT migrent du cortex vers la Medulla (ils partent ensuite par les vaisseaux sanguins de la medulla vers la périphérie dans les organes lymphoïdes secondaires). Au cours du voyage au sein du Thymus les LT acquiert des propriétés moléculaires.

Les LT sont appelés thymocytes tant qu’ils sont dans le thymus. La plupart des LT y meurt (environ 95%) au court de la sélection positive et négative. Les cellules souches hématopoïétiques trouvent donc au sein du thymus, un environnement particulier permettant de faire leur « éducation » par l’intermédiaire de signaux. Le micro-environnement du thymus  comporte différents types de cellules dont deux en particulier :

 

- Les cellules épithéliales réticulaires (réseau) qui ont un prolongement cytoplasmique. Les LT contact ces cellules, lesquelles expriment fortement les molécules de CMH1 et CMH2 : c’est la sélection positive.

Les récepteurs T sont alors mis en contact avec les récepteurs, seul les molécules capables de reconnaître le CMH + peptides sont conservées, les autres reçoivent un message de mort (signal d’apoptose).

 

- Les cellules nourricières : Elles se situent au niveau de la capsule conjonctive et produisent des facteurs de croissances. leur rôle est de favoriser la multiplication des cellules T hématopoïétiques. Ici, sont présente les cellules dendritiques (localisé à la jonction cortico-médullaire) et les macrophages. Les MÆ contribuent à phagocyter les cellules mortes dans le thymus.

 

- Les cellules dendritiques sont localisés à la frontière cortex/ medulla. Elles expriment fortement les molécules de CMH2 associé à une capacité de présentation d’Ag du soi dont elles présentent toutes sortes différentes : elles sont responsables de la sélection négative. Les thymocytes entre en contact  avec ces cellules dendritiques et les thymocytes qui reconnaissent avec une forte affinité des molécules de CMH du soi + peptides du soi reçoivent un signal d’apoptose car elles pourraient être nuisible pour l’organisme. Les molécules qui ont passées la sélection négative et positive quittent le thymus après y avoir acquis un TCR (chaînes a et b) ainsi que des molécules CD4 et CD8.

Les thymocytes immature sont double + car ils ont un CD4 et un CD8.

Les thymocytes mâtures sont simples +, ils perdent soit des molécules CD4, soit des molécules CD8 et partent ensuite vers la périphérie.

Les TCD8 fonctionnent alors comme des cytotoxiques.

Les TCD4 joue le rôle de T auxiliaire (= TH : T Helper).

 

1.2/ Les LB se différencient dans la moelle osseuse :

LB = Bone Narrow = présent dans la cavité des os plats.

 

De la même façon que les précurseurs T, les précurseurs B vont acquérir un récepteur pour l’Ag, ils passent un test de sélection négative (mais pas de sélection positive puisqu’ils ne fonctionnent pas avec le CMH comme les LT et reconnaissent directement les protéines du non soi). L’éducation des précurseurs B se fait au contact des cellules stromales réticulaires : une proportion élevée de lymphocyte B meurent au cours de ces processus, et les macrophages vont phagocyter les débris (mort par apoptose). Les LB mâture qui on survécu au test quittent la moelle osseuse par la voie sanguine et partent vers la périphérie avec des Ig M et des Ig D membrannaire.

 

2/ Organes lymphoïdes secondaire : 

 

Il s’agit des lieu de rencontre avec l’Ag. Disséminé dans tout le corps, ils peuvent ainsi surveiller tout l’organisme. Ils comprennent :

- Les ganglions lymphatiques (connectés en chaîne ganglionnaires et nombreux aux points clés tel que la base du crâne, les aisselles…

- La rate

- Les formations lymphoïdes associés aux muqueuses digestives et respiratoires sont constitués de deux zones nettement distinctes (Zone T dépendante : LT. et zone B dépendante : LB).

 

Quelque soit le site d’entrée de l’Ag il passe forcement par l’organe lymphoïdes le plus proche. D’abord dans la zone T dépendante ce qui initie la réponse T et la réponse B. La réponse B se poursuit ensuite dans la zone B dépendante. 

 

2.1/ Ganglions  lymphatique :

 

Ils collectent des Ag qui pénètrent par l’espace interstitiel (entre les cellules) et qui vont êtres drainés par la lymphe. Les Ag arrivent dans les ganglions par circulation sanguine ou par la lymphe (les vaisseaux lymphatiques afférents déverse leur flux sur la capsule lymphatique, lequel repart par les vaisseaux efférents). Le sang arrive par une artère et repart par une veine. 

(Voir figure 1.10 P20)

Il y a trois zone de structures et de fonctions différentes dans les ganglions :

- Le cortex superficiel (zone de LB, dite zone B dépendante) n’a pas le même aspect en présence et non d’infection. Dans le ganglion stimulé par l’Ag, les lymphocytes B sont regroupés dans les follicules primaires et se transforment en follicules secondaire qui sont les sites de productions et de différenciation des LB stimulé par l’Ag.

- Le cortex profond (paracortex) : zone T dépendante qui contient des LT, des macrophages et des cellules dendritiques y parviennent également. Elles sont situé entre autre dans les zones frontières de l'organisme (peau, muqueuses...). Si un Ag infectieux pénètre, les cellules dendritique les phagocytes, font l’apprêtement (= le coupe en peptides) et migrent vers le ganglion lymphatique le plus proche en zone T dépendante et présentent l’Ag microbien au LTCD4, puis il y a réponse des LB. 

- Medulla : zone mixte où l’on trouve essentiellement les plasmocytes producteurs d’Ac.

 

2.2 La rate :

 

Elle collecte des Ag qui pénètrent par le sang (blessure, piqûre…). Elle est organisée en deux tissus :

-la pulpe blanche (fonctionne comme un organe lymphoïde secondaire)

- la pulpe rouge, impliquée dans la destruction des globules rouges et des globules blanc usés.

 

2.3. Formations lymphoïdes associés au tube digestif et à l’appareil respiratoire :

 

La collecte des Ag se fait à partir des surfaces épithéliales (intestin, muqueuses…)

 

 

Si l’on effectue une coupe de l’épithélium, on observe deux couleur différentes :

- une nappe presque continue de formation des lymphocytes le long du chorion conjonctif associé au tube digestif (formation lymphoïdes secondaire).

Organes lymphoïdes secondaire : Îlots réparties le long du tube digestif : Amygdales, plaque de Peyer, Appendice.

On y trouve des LT mais surtout des LB qui vont se différencier en cellules productrice d’Ig A qui sont le support de l’immunité au niveau locale des muqueuses.

 

2.4. Circulation et recirculation des lymphocytes :

 

 

 

 

1/ Migration des cellules souches depuis la moelle osseuse vers les organe lymphoïdes primaires.

2/ Les lymphocytes qui on été éduqué par les organe lymphoïdes primaires (LI), migrent vers les organes lymphoïdes secondaire (LII).

3/Re cicrculation des lymphocytes : Les lymphocytes naïfs (c’est a dire qui n’on pas encore rencontré leur Ag spécifique), circulent continuellement d’un organe LII à l’autre en utilisant la voie sanguine ou lymphoïdes (ce qui augmente les chances de rencontre avec l’Ag).

De plus, les L peuvent passer de la circulation lymphoïdes au sang , ils entrent dans les ganglions par les canaux afférents, se déverse (capsule), traverse la zone paracorticale et ressort par le canal efférent. Ils passent dans d’autres ganglions, atteignent le canal thoracique qui rejoint la circulation veineuse en se jettant dans la veine sous claviaire.

Par exemple, en cas d’infection au pieds : les Ag sont drainé du site d’infection au ganglion le plus proche (genoux), les L naïfs circulent activement et ceux qui reconnaissent les Ag infectieux par leur TCR sont stoppé dans les OLII, se multiplient et combattent l’infection. Les lymphocytes une fois stimulés  repartent à la recherche des Ag. Les LTCD8 combattent les cellules infectées et les LB les Ag.

 

4/ Cellules sanguines :

 

Ce sont les LT, les LB, les Granulocytes (3 types), les globules rouges (Érythrocyte), les plaquettes (bout de cytoplasmes), les macrophages.

Tous sont impliqué dans la réponse immunitaire sauf les globules rouges et les plaquettes. Celles-ci proviennent de cellules souches multipotentes dans la moelle osseuse et s’autorenouvelle.

Elles sont multipotante : elles peuvent engendrer toutes les cellules sanguines.

Elles vont s’engager dans certains programmes de différenciation.

On obtient par la suite une cellule mature qui peut vivre 40 jours dans le sang

 

-         Les méga caryocytes (= plaquettes) : cytoplasme recruté pour fabriquer les vaisseaux sanguins. Ces cellules sont en renouvellement permanent (plusieurs tonnes au cours d’une vie) qui sont détruite dans la rate et dans le foie.

-         Les cellules dendritiques : les CPA sont les seules capable d’activer les LT naïfs.

Elles on une capacité à internaliser les antigènes infectieux par phagocytose ou endocytose.

Elles on une capacité à présenter les protéines exogènes sur les molécules du CMHI et CMHII

Elles on une capacité à fournir au lymphocyte un signal de costimulation.

 

Lorsqu’un agent infectieux pénètre dans l’organisme, il déclenche des réactions plasmatique et les premières cellules de l’immunité innée qu’il rencontre déclenchant la réaction inflammatoire, attirant des cellules dendritique sous forme immature qui se transforment, leur permettant de migrer  (transformation = phagocytose ou endocytoses) vers les organes lymphoïdes secondaire puis devenir matures. Elle présente alors des peptides pour former les CMH et exprime des cellules de costimulations (B7).

 

V/ Activation des LT naïfs :

 

Elles se fait dans les organes lymphoïdes secondaire par les cellules dendritiques. La rencontre entre L et CPA n’est possible que parce que les L circulent en permanence dans l’organisme, notamment par les OLII.

 

L’activation de LT naïfs a besoin de deux signaux :

- signal 1 ou antigénique et signal 2 ou de costimulation.

 

Le signal 1 résulte de l’activation du TCR avec le peptide et le CMH. Le LT ne peut reconnaître seul un Ag. Elles sont associées avec un complexe de molécule. Il y a transmission d’un signal par les chaînes du CD3.

Le signal antigènique dépend de l’interaction de CMHD (ou d) avec le peptide du complexe.

                                               Mais aussi de ab avec le CD3

                                               Mais aussi d’autres interactions :

Une interaction entre le CD2 du L et la molécule LFA3 qui est abondante sur les molécules d’Ag et dépend d’interaction entre les molécules d’adhérence LFA, présente sur le LT et une molécule ICAM présente sur les molécules de la CPA. (voir p43). Chacune de ces interactions ce fait avec une certaine affinité. La somme de ces interactions et des interactions de chaque récepteur détermine l’avidité de l’interaction L/ CPA et détermine le niveau du signal antigénique (extrêmement modulable), ce qui explique la réponse modulaire du L à l’Ag.

 

Signaux de costimulation :

Dépend de l’interaction de CD28 avec son ligant (cellule dendritique mâture, B7). Si le LT rencontre son Ag sur une cellule qui ne présente pas de molécules de costimulation, il n’est pas activé et devient réfractaire (anergique), c’est un élément essentiel au maintient des cellules du soi.

 

En cas de maladie auto immune, des constituants des cellules du soi son reconnu comme Ag infectieux par les cellules de l’immunité.

 

3/ La prolifération clonale dépend essentiellement de la production d’interleukine2 (IL2) sécrété par les LT naïfs. L’activation transduit un signal au noyau et modifie l’expression de certains gènes dont celui de production d’IL2.

Les récepteurs sont composés de trois chaînes : abc.

Au repos, ils sont composés de deux chaînes bc.et l’activation déclenche l’expression d’une troisième chaîne a formant le récepteur à forte activité. (voir schéma p17).

A l’issue, il y a différenciation fonctionnelle.

 

G transmetteurs – Les TCD8 (cytotoxique).

Différenciation = changement du phénotype de surface permettant au LT cytotoxique d’aller rejoindre le foyer infectieux rendu visible. Des molécules d’adhérence et de re-circulation mais aussi des molécules de récepteur chimiotoxique y sont présente. Il va y avoir acquisition d’une machinerie cytotoxique stocké dans des molécules apparentées au lysosomes (perforine lié au complément et pouvant perforer les membranes, puis des granzimes induisant la mort cellulaire par apoptose).

Le LT a une capacité à exprimer par sa membrane une molécule : le Fas ligand., capable de déclencher la mort par  apoptose. Beaucoup de cellules possèdent un récepteur de mort : Fas.

 

La différenciation de LT CD8 se traduit par la capacité à produire des cytokines : IL2, IFNa et GM-CSF (Granulocyte mastocyte Colony Stimulating Factor).   

 

Faire schéma

 

Cette différenciation fonctionnelle est induite par la rencontre.

Selon la nature de l’Ag et le contexte de présentation et selon les cytokines présentes lors de l’activation, le CD4 ce différencie soit en TH1, soit en TH2 (figure 4 P17).

 

Faire schéma.

 

Molécules inhibitrice : soluble (facteur H)

                                     Membranaire (DAF), stoppe la cascade et dissocie la C3 convertase.

 

Faire schéma C3k

 

 

VI/ Développement, activation et différenciation des LB :

 

Le développement de cellules B peut être divisé en quatre étapes :

 

Indépendante de l’Ag dans les OL I :

 

 

 1/ Production de cellules B mâture en moelle osseuse, elles y acquièrent le BCR

 2/ Élimination de cellules B auto réactive.

 

 

 

Dépendante de l’Ag dans les OL II :        

 

  3/ Activation de cellule B mâture par des cellules étrangères (Ag).

  4/ Différenciation de cellules B en plasmocyte producteur d’Ac et de cellules B mémoire.

 

Etape 1 et 2 dans l'OL 1, Etape3 et 4 dans les OL2.

 


 

                                                                         

I/ Développement de cellules B dans la moelle osseuse :

 

Les LB se développent dans le foie pendant la vie embryonnaire, puis par la suite, dans la moelle osseuse. Le développement des cellules B se fait sous le contrôle des cellules stromales réticulaires qui vont fournir les signaux nécessaire au développement des LB .

 

Les cellules B vont exprimer des cellules d’adhérence reconnues par les cellules stromales et les cellules se touchent (des signaux sont échangés : c’est un facteur de croissance. Au départ, il y a très peu de précurseurs B qu’il faut multiplier).

 

Multiplication : 

 

Puis, il y a réarrangement des gènes des Ig. Les gènes des Ig sont sous la forme de fragments portés par plusieurs chromosomes et les cellules B vont réarranger ces gènes car il y a dans la mœlle osseuse des précurseurs B spécifiques qui vont se fixer sur les éléments promoteurs et activateurs de gènes des Ig. La chromatine qui était en configuration fermé inaccessible, devient alors accessible ce qui permet les fonctions de réarrangement et de retranscription..

 

Réarrangement progressifs des gènes des Ig en configuration germinale :

Les Ig sont comme dans toutes nos cellules, sous forme non réarrangé. Il y a d’abord réarrangement des gènes de la chaîne lourde (H) u :

-         DJ

-         VDJ

 

La chaîne g peut alors s’exprimer à la membrane. c’est le stade de cellules pré-B.

Ensuite, il y a réarrangement des gènes de la chaîne légère :

- VJ devient exprimé : k ou l.

2 chaînes légères s’associent à la chaîne lourdes g pour former une molécule d’IgM qui s’exprime dans la membrane : C’est le stade de cellule B immature.

 

Enfin il y a production d’Ig D et d’Ig M par epissage alternatif et transcrit de chaîne lourde g ou α ce qui engendre une cellule B mâture qui exprime des Ig M et des Ig D membrannaires.

Les LB acquiert d’autre marqueur : expriment les molécules de CMH II (présente l’Ag).

                                                          Exprime le récepteur pour le fragment FC des Ig G (RFC).

                                                          Exprime le récepteur pour le C3 du complément.

Les LB qui n'ont pas de BCR meurt par apoptose.

 

Étape II : Élimination des cellules B auto réactive dans la moelle osseuse.

 

Certains LB vont reconnaître grâce à leur BCR des Ag du soi. Ils reçoivent alors dans la moelle osseuse un signal d’apoptose puisqu’elles pourraient produire des Ac anti soi. Les cellules B mâture quittent la moelle osseuse et se mettent à circuler dans la lymphe et le sang et entre les OLII.

 

Ces CB naïves circulent à la recherche de leur Ag. Les LB viennent se loger dans les follicules primaires des ganglions lymphatiques et meurt au bout de quelques jours. Les LB qui n’on pas réussi à réarranger leur gènes meurt par apoptose. Il y a donc production massive de LB pour compenser les pertes : 2,5 milliards de Cellules B sont produites chaque jour dont la majorité meurt avant la maturité.

 

Étape III : Activation des LB par des Ag étrangers :

 

Activation des LB par des Ag étrangers : on distingue deux types d’Ag : protéique (majorité). Ces Ag ne peuvent induire de réponse Ac sans l’aide d’Ac spécifique (LTCD4) = auxiliaire. Ces Ag sont donc dit T dépendant (on ne parlera que d’eux).

 

Ag non protéique : polysaccharide , lipide =  induise la réponse immunitaire sans l’aide de LT spécifique.= non T dépendant.

 

3.1/ L’activation du LB est initié par un Ag protéique :

 

L’activation du LB débute dans le cortex profond du ganglions lymphatique (c'est-à-dire T dépendante). C’est ici qu’arrive les Ag. Les LB patrouillent sans arrêt entre follicule Ires et cortex profond. Lorsqu’ils rencontrent leur Ag spécifique, ils sont activés. L’activation du LB par l’Ag spécifique nécessite deux types de signaux :

- Interaction BCR avec l’Ag spécifique   

- Le LTCD4 qui reconnaît un peptide dérivé de la même protéine et les TH2 coopèrent avec les LB pour la production d’Ac.

 

Schéma :

 

Avant de repérer son Ag, le L est au repos (G 0 du cycle cellulaire). L’Ag protéique stimule le LB à entrer dans le cycle cellulaire. Un Ag cellulaire qui comporte au moins deux déterminant Ag identique est capable de faire un pontage qui entraîne des remaniements membranaire important et enclenche une série de changement pour le LB. (voir poly p34).

 

  1. Le LB entre dans le cycle cellulaire en phase G1 prêt à proliférer lorsqu’il aura reçu d’autres signaux. 
  2. d’autre part, les LB se mettent à exprimer plus fortement les molécules de CMH2, CD40, et des récepteurs pour cytokine, notamment l’IL4 et aussi B7 (non exprimé jusque là).
  3. Le LB va pouvoir échanger des signaux avec le LTH2.
  4. L’activation complète du LB nécessite la coopération de LT aux TH2 spécifique de l’Ag.

 

Schéma :

 

 

a/ LB présente l’Ag aux LTH2 :

 

Les complexes Ag/BCR sont internalisés par endocytose. Le LB est une CPA capable de faire l’apprêtement de l'Ag. Au cour de l'apprêtement, les protéines sont découpées en petits fragments peptidiques qui se lient au CMH2 et vont être transportés à la membrane du LB. Certain LT4 vont reconnaître grâce à leur TCR, ces complexes CMH2/ peptide, c’est le signal 1 pour le LT, un cosignal est nécessaire et fourni par l’interaction de la molécule B7 avec la molécule CD28 porté par le LT : le LTCD4 est alors activé.

 

b/ les LTH2 activés, achève l’activation du LB :

 

Les LTH2 actif se mettent à sécréter des molécules membranaires et des molécules activées qui achèvent l'activation du LB. Les molécules du TH2 activées produisent la molécule CD40L (ligand de CD40). CD40L se lie à la molécule CD40 exprimée par le LB.

L’interaction fourni un signal 2 au LB qui va commencer à proliférer activement (LB activé). Cette interaction CD40/CD40L est aussi nécessaire pour la production d’Ac de différentes classes. Le LTH2 produit des cytokines qui vont être capté par le LB qui porte des récepteurs de ces cytokines en particulier l’Il4 puis d’autres qui vont agir sur l’étape finale. Les cellules B sont activés complètement mais ne produisent que des Ig M qui sont insuffisant pour la réponse immunitaire (Exemple du syndrome d’hyper Ig M : celui-ci a lieu quand il y a un déficit dans la production des autres classes d’Ig, l’organisme pour compenser produit en masse des Ig M mais ce n’est pas suffisant pour assurer la réponse immunitaire).

 

Étape 4 (étape ultime, schéma P34) : Différenciation des LB en plasmocyte producteur d’Ac et en cellules B mémoire :

 

La différenciation des LB se poursuit et s’achève dans le cortex superficiel du ganglion lymphatique. Le LB activé par l’Ag accompagné des cellules de LTH2 activés par l’Ag viennent se loger dans un follicule primaire où elles prolifèrent activement. Le follicule change d’aspect et devient follicule secondaire ou centre germinatif.

 

Deux phénomènes important y on lieu : la sélection des LB (tri) et seul les LB qui on des récepteurs de forte afinité pour l’Ag vont être gardé (les autres, de faible affinité reçoivent un signal d’apoptose).

 

                                                               2/ La commutation de classe des Ig qui est sous le contrôle des LTH2. Avant l’interaction CD 40/ CD40L, le LB ne produit que des Ig M, puis produit ensuite des Ac spécifique (réponse plus efficace). Cette commutation est aussi sous le contrôle de cytokines du TH2. En effet, selon les cytokines produites par le LTH, la commutation de classe va se faire vers tel ou tel classe d’Ig. Par exemple, l'Il 4 engendre la production d'Ig E.

 

Les cellules B se différencient en plasmocyte producteur d’Ac ou en cellules B mémoires. Les plasmocytes expriment peu d’Ig membranaire mais beaucoup d’Ig cytoplasmique vont être sécrétés (2000 molécules/ seconde). Le plasmocyte meurt au bout de quelques jours après avoir accompli sa fonction.

 

Les plasmocytes se différencie en 2 types : Les plasmocytes à courte durée de vie (reste dans les OL2 : medulla, et produisent des Ac pendant quelques jours).

                                                                       Les plasmocytes issus de LB mémoires qui se logent dans la moelle osseuse ou les muqueuses où ils se différencient en plasmocyte à longue durée de vie et produisent des Ac pendant longtemps.

 

 

Les fonctions des Ac :

 

1/ Distribution et fonction des différentes classes d’Ac (différents isotypes d’Ac).

 

Dans la plupart des cas, les pathologies entres dans l’organisme à travers les barrières épithéliales (appareil digestifs, respiratoire, uro-génital) ou la peau traumatisée et peuvent établir des infections dans les tissus. Elles pénètrent parfois par le sang (piqûres d’insectes, blessures…). Cela implique une protection au niveau des muqueuses, des tissus, du sang. Celle-ci ce fait grâce aux Ac et cette protection globale va être assurée par des Ac de différentes classes : Ig A dans les muqueuses, IgG et Ig M dans le sang. Le fragment Fc n’a pas la même configuration suivant les IgA, les Ig G ou les Ig M et on donc un rôle différent.    

Quelques soit la classe d’Ig le FAB (domaine constituant les sites : Antigens Binding) sert à reconnaître l’Ag de fixation de déterminants antigénique. Le FAB reconnaît l'Ag et les liaisons avec celui-ci.

Le FC engendre l'activation du système effecteur.

 

1.1/ Fonction du Fc (fragment cristallisable) des Ig M :

 

Les Ig produits au cours de la réponse B sont toujours des IgM qui se retrouvent dans le sang. Elles sont produites par les cellules B avant sélection des cellules B ayant la meilleure affinité pour l’Ag. Donc, elles ont une faible affinité mais ce sont les premier émis et les IgM activent le complément ce qui permet un contrôle rapide et efficace de l’infection. Puis, la commutation de classe des Ac se produit au sein du centre germinatif, ce qui va entraîner la production d’autres classes d’Ig qui ont la même spécificités que les autres Ig de départ car le fragment FAB ne change pas.

 

1.2/ Fonction du FC des Ig G :

Ils ont une affinité supérieure au Ig M (Tri des cellules B dans le centre germinatif) et sont présent dans le sang et les liquides extra cellulaire. Elles peuvent neutraliser les toxines bactériennes (beaucoup de maladies sont provoqué par les toxines bactérienne, c’est le cas pour le tétanos, la diphtérie…). Les toxines sont des molécules sécrétées par les bactéries qui présentent deux domaines dans leur structure. Un des domaines est reconnu par les récepteurs à la surface de certaines cellule et va entrer dans celle-ci et exercer une action dommageable en détruisant ou en bloquant les fonctions de la cellule.

 

Il y a donc un mode de défense contre les bactéries mais aussi des Ac contre les toxines (reconnu par le fragment FAB). Elle se complexe à la toxine, crée un encombrement et cette dernière ne peut plus entrer dans la cellule. Ce sont des Ac neutralisant (blocage mais pas de destruction). Voir poly P23     

 

B/ les Ig G peuvent neutraliser les virus et bactéries. Pour qu’un virus infecte une cellule il doit se lier à un récepteur de la surface de la cellule. Quand il y a infection virale il y a production d’Ac reconnaissant les protéines d’enveloppe  des virus : ils bloquent les virus et les empêche d’entrer dans la cellule. Les bactéries entres par la lumière de l’épithelium intestinale et ont besoin d’une interaction entre elles et les cellules épithéliales (ce qui se fait par l’intermédiaire des adésines bactériennes). Il y a alors production d’Ac anti adésine bactérienne stoppant l’entrée de la bactérie.

 

C/ les Ig G sont très efficace pour l’opsonisation de pathogène en vue de leur phagocytose (récepteur pour le complément). Quand il y a infection, les Ac recouvrent la bactérie et l’opsonise. Les macrophages portent dans leur membrane des récepteur pour le FC des IgG (RFC). (poly p22).

 

Schéma :

 

 

 

La reconnaissance entre FC et RFC active le macrophage et provoque la dégradation de la bactérie par phagocytose. Les Ig G aident ici à la reconnaissance.

 

D/ Les IgG activent le complément.

 

1.3/ Fonction des IgA :

 

Figure 7-15 p23

Ils prédominent sous forme dimère sous forme de sécrétion (appareil digestif et respiratoire). Elles n’activent pas le complément ni la phagocytose des macrophages mais sont efficaces pour stopper les toxines des bactéries et virus et bloc leur entrée au niveau des épithélium. Ce sont des Ac neutralisant. p23.

 

1.4/ Fonction des IgE :

 

Ils ont un rôle néfaste car ils participent au phénomène d’allergie. Leur propriété majeur est de se fixer par l’intermédiaire de leur fragment FCe sur des récepteurs FC spécifique appelé RFC e . FC e est porté par deux catégories de cellules : - Les granulocyte basophile (GB) dans le sang   

                                                                 - Les mastocytes qui ressemble  au GB mais fixé dans les tissus.

 

Ces deux types de cellules sont caractérisées par : les RFC e dans leur membrane.

                                                      Dans leur cytoplasme, des grosses granulations.

 

 

Schéma :                                                                - L'allergène entraîne la production d'Ig E anti-allergène.                             

 

 

 
 

GB activé :     Phénomène de granulation,

                        histamine et sérotonine contenue dans les granules sont libérés, provoquant l’allergie.

 

La première fois, il n'y a pas de réaction allergique (schéma 1 et 2).

La seconde fois (schéma 3), les Ig E reconnaissent leur récepteur sur le granulocyte. L'allergène vient se lier aux Ig E faisant des pontages qui entraînent des remaniements membranaires, des flux calciques puis, le phénomène de dégranulation.

 

Les Ig E ont un rôle dans la lutte contre les parasites.

 

1.5 Les Ig D :

Ils jouent un rôle de BCR à la surface des LB. Ils n’ont aucun rôle spécifique.

 

II/ Transport de certaines classes d’Ac :

 

Les protéines sont capable de reconnaître le FC (Fragment Cristallisable) de certaines classes d’Ac et de véhiculer ceux-ci. Ainsi, il y a transport des Ig A ou dans un cas particulier, des Ig G.

 

1 Transport des Ig A :

 

Voir p23 1.1/ Ils sont produits par les plasmocytes dans le chorion conjonctif. Les Ac pénètre par la paroi . Les Ig A sont donc transporté à travers la paroi de l’épithélium vers la lumière, là où pénètre les microbes. Les Ig A dimérique sont reconnu par un récepteur (récepteur des Ig polymérisés) qui sont exprimés à la face basale des cellules épithéliales.

Les complexe Ig A/ récepteur est internalisé dans une vésicule qui traverse la cellule épithéliale et arrive à la surface. Le récepteur est clivé et libère le dimère d’Ig A et un morceau de récepteur, c’est la pièce sécrétoire. La pièce sécrétoire protège l’IgA dimérique d’un clivage protéolytique. Puis, il y a neutralisation des microbes dans la lumière.

 

Transport des Ig G maternel au travers du placentas :

 

 Le fragment FC des Ig G est reconnu par une protéine de transport qui est exprimé au niveau du placenta et permet le transport des Ig G dans le placentas qui vont se retrouver dans le sang du fœtus. Les Ig G maternel protège ainsi l’enfant dans les premier mois de sa vie. Seul les Ig G sont transportés par ce processus. Les Ig A ne sont transportés que plus tard par le lait.

 

 

TOLÉRANCE VIS A VIS DU SOI ET AUTO IMMUNITEE

 

 

 

Introduction :