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5/ Minis dossiers énergies, eau, milieux naturels. 7/ Cours de bioproduction et écosystèmes. |
Ce glossaire de chimie est extrait du site internet : http://perso.wanadoo.fr/protec/20_Glossaire_du_traitement_de_l'eau.htm
Acide : Substance qui se dissocie plus ou moins complètement
en solution aqueuse pour produire des ions hydrogène H+. Un
acide est d'autant plus fort qu'il donne dans l'eau plus d' ions
H+. Parmi les acides utilisés en traitement des eaux, on peut
citer : l'acide sulfurique (H2SO4) ; l'acide chlorhydrique (HCI). |
Alcalino-terreux : Groupe de métaux bivalents comprenant, entre
autres, le calcium, le magnésium et le baryum. Leurs sels
dissous dans une eau en constituent la dureté.
Alcalins : Groupe de métaux monovalents comprenant, entre
autres, le sodium et le potassium. Ils entrent dans la
composition des bases (ou alcalis) dites fortes (soude, potasse).
Anaérobie : Se dit des bactéries qui se développent en
l'absence d'oxygène de l'air, libre ou dissous.
Anion : Ion chargé négativement (exemples : CI-, SO4 - -, HCO3-,
OH-)
Anode : Electrode positive d'un générateur de courant électrique.
Les anions vont vers l'anode dans un système électrolytique.
Bâche alimentaire : Capacité destinée au stockage de l'eau
d'alimentation d'une chaudière à vapeur.
Base : Substance qui se dissocie plus ou moins complètement en
solution aqueuse pour produire des ions hydroxyde OH- .Une base
est d'autant plus forte qu'elle donne dans l'eau plus d'ions OH-.
Les bases réagissent avec les acides pour donner un sel et de
l'eau.
Parmi les bases utilisées en traitement des eaux, on peut citer
: la chaux Ca(OH)2, la soude NaOH.
Bicarbonate de calcium ou hydrogénocarbonate de calcium : sel présent
dans les eaux d'origine calcaire et qui est une des causes de
leur dureté. De formule Ca (HCO3)2, il est instable en solution
aqueuse et tend à se décomposer en CaCO3 et H2CO3 (acide
carbonique). La chaleur accélère cette transformation qui
conduit au dépôt de calcaire (tartre) sur les parois des récipients,
ou des conduites contenant de l'eau bicarbonatée, et au dégagement
de gaz carbonique.
Balance ionique de l'eau : Bilan en deux colonnes (cations et
anions) des résultats de l'analyse d'une eau, lorsque les
teneurs sont exprimées en milli-équivalents par litre ou en
degrés français. Dans ce bilan les totaux doivent s'équilibrer
puisque, dans une solution aqueuse saline, la somme des cations
est égale à celle des anions.
Cathode: Electrode négative d'un générateur de courant électrique.
Les cations vont vers la cathode dans un système électrolytique.
Cation: Ion chargé positivement (exemples : Ca++, Na+, H+)
Charbon actif : Matériau poreux à haute capacité d'adsorption,
obtenu par la carbonisation de végétaux ou de minéraux tels
que bois, tourbe, anthracite, noix de coco. Le charbon actif
existe en poudre ou en grains. Sa surface spécifique est considérable
: de l'ordre de 1000 m2/g. Utilisé en traitement des eaux pour
l'élimination des goûts, des odeurs, des micro-polluants (phénols,
métaux lourds, hydrocarbures, détergents, pesticides, etc ..).
Chloramines : Composés de substitution formés par réaction du
chlore Cl2 sur l'ammoniac NH3(exemple : monochloramine NH2 Cl).
Dans une eau chlorée à une dose inférieure au point critique,
le chlore résiduel se trouve entièrement sous forme de
chloramines (ou chlore combiné). Les chloramines sont parfois
utilisées en désinfection, si on désire une action lente et
prolongée.
Clarification d'une eau : Ensemble des traitements destinés à
éliminer les matières en suspension, la turbidité et la
couleur d'une eau. La clarification d'une eau s'effectue généralement
suivant l'un des schémas suivants :
filtration directe,
coagulation partielle suivie de floculation sur filtre,
coagulation, floculation, décantation, filtration.
Coagulant : Produit chimique ou organique destiné à favoriser
la coagulation des matières colloïdales en suspension dans une
eau. Les plus courants sont le sulfate d'aluminium Al2 (SO4)3, 18
H2O, et le chlorure ferrique FeCl3.
Coagulation : Réduction ou annulation, sous l'action de «coagulants»
tels que le sulfate d'aluminium ou certains polyélectrolytes
cationiques, des charges électriques négatives portées par des
particules colloïdales en suspension dans l'eau, rendant
possible leur agglomération, leur floculation et leur précipitation.
Colloïde : Particule de très petite dimension (1 à 100 nm ou 0,001
à 0,1 mm) en suspension dans un liquide, appelée aussi micelle.
La coagulation-floculation a pour effet de séparer les colloïdes
du liquide dans lequel ils sont en suspension.
Concentration en éléments dissous : Teneur en éléments
dissous d'une eau. La concentration s'exprime le plus souvent en
unités de masse par unité de volume (mg/l ou g/m³ ou encore
ppm) ou bien en unités de charges électriques d'ions par unité
de volume (méq/l ou °f).
Concentration des éléments dissous : Augmentation progressive
de la teneur en éléments dissous dans une eau par perte d'eau
pure, consécutive à une évaporation partielle ou totale de
l'eau contenue dans une installation (chaudière à vapeur, aéroréfrigérant,
laveurs d'air, etc ..).
Condensats : Eau distillée sous forme liquide, obtenue par
condensation de la vapeur produite par une chaudière.(synonyme :
retours de purges)
Conditionnement des eaux : Traitement chimique appliqué
principalement aux eaux des circuits thermiques et de
refroidissement, consistant à introduire dans une eau préalablement
clarifiée des produits solubles appropriés appelés produits de
conditionnement, destinés essentiellement à lutter contre
l'entartrage et la corrosion.
Conductivité : Aptitude d'une eau à permettre le passage du
courant électrique. La conductivité, inverse de la résistivité,
est proportionnelle à la concentration en minéraux dissous
ionisés.
Corrosion : Attaque de la surface d'un métal due à une action
électrochimique en milieu aéré ou non. Une attaque par action
physique peut être la cause d'érosion ou d'abrasion. L'attaque
d'un matériau non métallique est une dégradation.
Corrosivité (d'une eau) : Aptitude d'une eau à dissoudre les métaux,
liée à sa composition physico-chimique (pH, résistivité,
teneur en oxygène, chlorures et sulfates). La corrosivité d'une
eau augmente avec la température. (ne pas confondre avec
agressivité).
Cycle(d'un échangeur d'ions) : volume d'eau produit par un échangeur
d'ions entre deux régénérations.
Décantation : Procédé physique de séparation des matières en
suspension dans un liquide, faisant appel à l'action de la
pesanteur pour les rassembler en totalité ou en partie et pour
les collecter au fond d'un réservoir (décanteur). Dans le cas
d'eaux très chargées en matières en suspension, la décantation
est d'un emploi fréquent à l'amont de la filtration.
Décarbonatation: Procédé d'épuration des eaux destiné à éliminer
les bicarbonates qu'elles contiennent à l'état dissous :
par précipitation à la chaux, s'il s'agit de bicarbonates
alcalino-terreux, avec formation de carbonates insolubles,
par échange d'ions avec dégagement de dioxyde de carbone, les
chlorures et sulfates restant en solution.
Une eau simplement décarbonatée n'est que partiellement adoucie
puisqu'elle peut toujours contenir des sels de calcium et de magnésium
autres que les carbonates.
Degré chlorométrique : Unité de concentration de l'eau de
Javel. Un degré chlorométrique correspond à 3,17 grammes de
chlore libre par litre.
Degré français : Unité de concentration des substances
chimiques en solution aqueuse.
Un degré français (1°f) équivaut à 0,2 milliéquivalent par
litre.
Cette unité, employée essentiellement en traitement d'eau, est
appliquée en particulier à l'expression :
du titre hydrotimétrique (TH),
du titre alcalimétrique simple (TA),
du titre alcalimétrique complet (TAC).
1 °f équivaut à 10 mg/l de Ca CO3, à 4 mg/l de Ca2, à 0,7°
anglais (grain de CaCO3 par gallon impérial), à 0,56° allemand
(dH) (10 mg/l de CaO), à 0,58° américain (grain de CaCO3 par
gallon US).
Degré hydrotimétrique ou TH : Unité de dureté de l'eau,
exprimée en degrés français.
Déminéralisation : Procédé d'épuration de l'eau destiné à
éliminer partiellement ou totalement les sels qui y sont dissous.
La déminéralisation s'effectue en particulier :
par échange d'ions (succession d'échange de cations et d'échange
d'anions),
par osmose inverse et par distillation.
La décarbonatation est un procédé de déminéralisation
partielle.
Désinfection : Opération permettant de réduire de 105 la
population microbiologique d'une eau (voir aussi stérilisation).
Dureté (d'une eau) : Teneur en calcium et magnésium, s'opposant
à la formation de mousse avec le savon et permettant le dépôt
de sels insolubles et incrustants (tartres ou incrustations).
Le titre hydrotimétique TH (ou TH total, ou dureté totale)
indique globalement la concentration en ions calcium Ca2+ et magnésium
Mg2+,
Le titre hydrotimétrique calcique (ou TH calcique, ou dureté
calcique) exprime la concentration en ions calcium Ca2+
Le titre hydrotimétrique magnésien (ou TH magnésien ou dureté
magnésienne) exprime la teneur en ions magnésium Mg2+.
Les titres hydrotimétriques s'expriment en degrés français.
La dureté carbonatée indique la concentration en ions calcium
et magnésium susceptibles de précipiter sous forme de
carbonates. Elle est égale au TAC si le TH est supérieur au
TAC, ou égale au TH si le TH est inférieur au TAC.
La dureté temporaire (notion abandonnée au profit de la notion
de dureté carbonatée) indique la concentration en calcium et
magnésium qui précipitent après ébullition prolongée d'une
eau.
La dureté permanente indique la concentration en calcium et magnésium
qui restent en solution après ébullition prolongée.
Eau alimentaire : Eau destinée à l'alimentation des chaudières
à vapeur, constituée d'éventuels condensats récupérés et
d'eau d'appoint.
Eau d'appoint : Eau neuve introduite dans une installation pour
compenser les pertes par soutirage d'eau ou de production de
vapeur.
Eau douce : Eau définie comme étant l'opposé, soit d'une eau
salée (elle est alors une eau à faible teneur en minéraux
dissous), soit d'une eau dure (dans ce cas, elle est une eau à
faible teneur en calcium et en magnésium). ainsi, l'appellation
d'eau douce a-t-elle deux acceptions.
Eau de Javel : Solution aqueuse d'hypochlorite de sodium (NaClO)
utilisée, en particulier, pour la désinfection des eaux. C'est
un oxydant puissant. La concentration d'une eau de Javel
s'exprime en degrés chlorométriques ou degrés Gay-Lussac : un
degré chlorométrique correspond à 3,17 grammes de chlore libre
par litre, les concentrations les plus courantes sont 48° Cl (extrait
de Javel) et 12° Cl.
Echangeur d'anions : Résine échangeuse d'ions susceptible de
fixer les anions minéraux ou organiques et de les échanger,
soit entre eux, soit avec l'ion hydroxyle OH-.
On distingue :
les échangeurs faiblement basiques, comportant un mélange
d'amines,
les échangeurs fortement basiques contenant des radicaux
ammoniums quaternaires.
Echangeurs de cations : Résine échangeuse d'ions susceptible de
fixer les cations minéraux ou organiques et de les échanger
soit entre eux, soit avec l'ion hydrogène H+.
On distingue :
les échangeurs fortement acides, appelés cations forts, et
caractérisés par la présence de radicaux sulfoniques: - SO3H
les échangeurs faiblement acides, appelés cations faibles, et
caractérisés par des radicaux carboxyliques: - COOH
Echangeur d'ions : Substance granulaire insoluble, généralement
organique et synthétique, comportant dans sa structure des
radicaux acides (échangeurs de cations) ou basiques (échangeurs
d'anions), et susceptible de permuter, sans être elle-même altérée,
les ions positifs ou négatifs fixés sur ces radicaux, contre
des ions de même signe en solution dans le liquide avec lequel
elle est en contact.
La permutation, appelée échange d'ions, permet de modifier la
composition ionique du liquide objet du traitement.
Applications : adoucissement, décarbonatation, déminéralisation.
On appelle quelquefois «échangeur d'ions» la colonne contenant
les résines échangeuses.
Eluat (en échange d'ions) : Liqueur évacuée par une colonne d'échange
d'ions au cours d'une opération de régénération.
Entartrage : Formation sur les parois des récipients ou des
tuyauteries d'une couche de tartre (dépôt généralement dur et
adhérent, quelquefois poreux) constitué essentiellement de sels
(carbonates, sulfates, silicates de calcium, etc ..) provenant
des eaux dures ou calcaires.
Synonyme : Incrustation.
Equilibre calco-carbonique : Etat d'une eau dont les teneurs en
calcium, CO2 libre, bicarbonates et carbonates sont telles que,
mise en contact avec du calcaire, ses caractéristiques ne
changent pas : il existe de nombreuses méthodes graphiques pour
déterminer le pH d'équilibre (ou pH de saturation = pHs de
Langelier) d'une eau de composition chimique déterminée.
A l'équilibre, la teneur en dioxyde de carbone libre est appelée
«CO2équilibrant». Si la concentration réelle devient supérieure
à cette valeur, l'excès est appelé «CO2 agressif» et l'eau
peut alors dissoudre du calcaire : elle est agressive (pH <
pHs). Si la concentration est inférieure, l'eau dépose du
carbonate de calcium sur le calcaire : elle est incrustante (pH
> pHs).
Filtration directe : Méthode de clarification dans laquelle
l'eau additionnée ou non de réactifs est introduite sur le
filtre sans décantation préalable.
Filtration lente : Filtration sur matériau granuleux (sable ou
anthracite le plus souvent) d'eaux moyennement riches ou très
riches en solides en suspensions, à des vitesses comprises entre
4 et 30 m/h.
Filtre rapide : Filtration sur matériaux granuleux d'eaux peu ou
très peu chargées de solides en suspension, à des vitesses
comprises entre 30 et 70 m/h.
Filtre à diatomées : Filtre à précouche utilisé
principalement en traitement d'eau de piscine, dont la pré-couche
est constituée de carapaces siliceuses de diatomées fossilisées
(ou Kieselguhr), organismes marins très petits (5 à 100 mm).
Floculant : Produit minéral ou organique destiné à favoriser
la floculation des matières, préalablement coagulées, présentes
dans une eau à traiter. On distingue des floculants minéraux (silice
activée, ...), organiques d'origine naturelle (alginates) synthétiques
(polyélectrolytes ...).
Synonyme : adjuvant de floculation.
Floculation : Agglomération et précipitation de particules
colloïdales en suspension dans l'eau et préalablement coagulées.
Cette agglomération est facilitée par l'addition à l'eau
d'adjuvants de floculation ou floculants.
Fouling index (ou indice de colmatage) : Mesure physique
permettant de déterminer la teneur d'une eau en éléments colloïdaux
(entre 0,9 et 0,5 mm). Cette mesure s'effectue par détermination
du degré de colmatage d'une surface poreuse de 0,45 mm de
porosité.
Halogènes (du grec: générateur de sel): Eléments du groupe
VII de la classification périodique des éléments : fluor,
chlore, brome, iode, astate.
Hydrazine : Hydrure d'azote, de formule N2H4, utilisé en
traitement d'eaux de chaudières pour l'élimination de l'oxygène
dissous dans l'eau.
Hydrolyse : Décomposition d'une substance chimique par l'eau
avec dissociation simultanée de celle-ci. Dans le cas d'un sel,
la réaction est du type:
A.B + H2O ® A.OH + B.H.
Les sels d'acides faibles ou de bases faibles ou des deux, sont
partiellement hydrolysés en solution aqueuse : les esters
peuvent être hydrolysés en alcool et acide.
Hypochlorite : Corps contenant le radical ClO-, les hypochlorites
peuvent remplacer le chlore dans ses applications en désinfection
des eaux, on peut disposer soit :
d'un produit liquide : hypochlorite de sodium ou eau de Javel,
ou d'un produit solide (poudre) : hypochlorite de calcium.
Tous deux sont utilisés après dilution ou dissolution dans
l'eau.
Inhibiteurs de corrosion : Produits chimiques qui, ajoutés à
l'eau, empêchent son action corrosive sur des métaux par
formation d'une pellicule protectrice sur le métal.
Ion :Atome, ou groupement d'atomes chargé électriquement présentant
un excès (anion) ou un déficit (cation) en électrons, dont la
migration occasionne le passage de l'électricité à travers un
électrolyte.
Les ions positifs, ou cations, comprennent : les métaux et
l'hydrogène (ex : Ca++, Na+, H+).
Les ions négatifs, ou anions, comprennent : les non-métaux et
des groupements tels que SO4--, HCO3-, etc .. et l'ion hydroxyde
OH-
Ionisation : Etat d'un mélange chimique, liquide ou gazeux dont
les composants sont dissociés en ions. Le degré d'ionisation
est le degré de dissociation en ions.
Lit flottant : Procédé de mise en oeuvre des échangeurs d'ions
qui consiste à faire circuler de bas en haut l'eau à traiter
sur le lit de résine et de haut en bas la solution de régénération.
Matières en suspension : Particules solides très fines présentes
dans l'eau, que la pratique divise en :
matières décantables, qui se séparent naturellement, sans
apport de réactif, quand l'eau est au repos,
matières colloïdales trop fines pour décanter par gravité,
mais éliminables par coagulation.
Membrane semi-perméable : Membrane perméable à un liquide (solvant)
et imperméable (ou peu perméable) aux substances dissoutes dans
le liquide (soluté). Il existe des membranes semi-perméables
naturelles (certains tissus animaux et végétaux) et des
membranes synthétiques (polyamides, acétate de cellulose)
utilisées en osmose inverse.
Milli-équivalent par litre (meq/l) : Unité de concentration des
corps dissous dans une solution aqueuse ; 1 meq/l correspond à
la concentration d'une solution normale diluée mille fois, 1 meq/l
équivaut à 5 degrés français.
Molarité (d'une solution aqueuse) : Nombre de moles du corps
contenues dans un litre d'eau.
Mole : Unité fondamentale de quantité de matière, dans le système
SI (système international d'unités). Ce terme a remplacé celui
de moléculegramme.
Nanofiltration : Filtration tangentielle ou frontale sur des
membranes de synthèse (minérales ou organiques) conduisant à
une élimination totale des solides en suspension et une élimination
partielle des éléments dissous les plus gros.
Neutralisation : Opération qui consiste à amener une solution
à un pH voisin de 7 : par acidification si son pH initial est
supérieur à 7 et par alcalinisation s'il est inférieur à 7.
Neutralite : Nom commercial de calcaire d'origine marine en
grains calibrés utilisé pour l'élimination du dioxyde de
carbone (CO2) agressif contenu dans une eau. L'eau percole à
travers la masse neutralisante, dans des appareils analogues aux
filtres à sable classiques. Le CO2 agressif est transformé en
bicarbonates (hydrogénocarbonates) alcalino-terreux solubles.
Normale (solution aqueuse) :La solution normale d'un corps est la
solution dans un litre d'eau d'un équivalent de ce corps, c'est-à-dire
d'une mole du corps divisée par sa valence.
Osmose : Diffusion naturelle d'un solvant à travers une membrane
semi-perméable, à partir d'une solution diluée vers une
solution concentrée. La différence de concentration engendre
une pression dite osmotique dont l'effet est d'égaliser les
concentrations de part et d'autre de la membrane, et par suite de
diluer la solution la plus concentrée. L'osmose joue un rôle
capital dans la circulation de l'eau dans les organismes vivants.
Osmose inverse : Procédé de séparation par membrane destiné
à extraire un solvant d'une solution (ex : eau pure à partir
d'eau salée). Il consiste, par inversion du processus naturel de
l'osmose, à appliquer à une solution en contact avec une
membrane semi-perméable une pression supérieure à la pression
osmotique et à recueillir le solvant de l'autre coté de la
paroi. Ce procédé fait appel à des pression de 3 à 100 bars
et permet d'éliminer des particules de dimensions comprises
entre 0,2 et 10 nm (presque tous les ions et solutés).
Oxydabilité au permanganate :Quantité de permanganate de
potassium (KMnO4) consommée pour l'oxydation des matières
organiques d'une eau pendant un temps donné (4 heures à froid
ou 10 minutes à ébullition), en milieu acide ou en milieu
alcalin. Le résultat peut être exprimé en mg/l de O2 ou en mg/l
de KMnO4.
Cette notion permet d'estimer la pollution organique globale
d'une eau naturelle et d'apprécier l'efficacité du traitement
auquel elle est soumise.
pH (potentiel hydrogène) : Mesure de l'acidité , de l'alcalinité
ou de la neutralité d'une solution aqueuse, exprimée par le
logarithme (base 10) de l'inverse de la concentration de la
solution en ions hydrogène (H+) exprimée en mole/l.
Le pH varie entre 0 et 14 ; 7 étant le pH correspondant à la
neutralité. Une eau est d'autant plus acide que son pH (inférieur
à 7) est plus près de 0 et d'autant plus alcaline que son pH (supérieur
à 7) est plus près de 14. Une eau à pH = 2 contient 10 000
fois (104) plus d'ions hydrogène (et est 10 000 fois plus acide)
qu'une eau à pH = 6.
Le pH varie en fonction de la température et se mesure à l'aide
d'indicateurs colorés, ou mieux, par électrométrie (mesure
fine de différences de potentiel électrostatique) à l'aide
d'un pH-mètre.
Point critique Break-point : Point bas de la courbe en forme de N
représentant la variation de la teneur en chlore résiduel d'une
eau à traiter en fonction de la teneur en chlore introduit. Ce
point correspond à la dose de chlore pour laquelle il ne
subsiste plus de chloramines résiduelles dans l'eau, lorsque
celle-ci contenant l'origine des composés ammoniacaux. Pour une
chloration supérieure au point critique, la quasi-totalité de
l'oxydant résiduel se trouve sous forme de chlore libre (non
combiné). Le contrôle d'un tel traitement nécessite des méthodes
de dosage permettant de distinguer les différentes formes de
chlore résiduel.
Polyphosphates : Produits minéraux obtenus par polycondensation
d'orthophosphates, caractérisés par la répétition du même
motif structurel PO3M. Ces polymères se présentent sous forme
de chaînes, plus ou moins longues, plus ou moins ramifiées,
voire cycliques. Les polyphosphates complexent de nombreux
cations tels que Ca2+, Mg2+, Fe2+, Mn2+, et agissent comme
dispersants ou comme opposants à certaines réactions chimiques.
Leurs applications essentielles concernent la prévention de
l'entartrage et la stabilisation du fer et du manganèse. Les
polyphosphates sont décomposés par l'eau (hydrolyse) dès leur
mise en solution. La vitesse d'hydrolyse, faible à température
ambiante (10 - 20°C), s'accélère avec l'élévation de température
pour devenir quasi instantanée à l'ébullition.
Pot de détente : Capacité équipant les chaudières à vapeur
et destinée à abaisser la pression des purges de déconcentration
avant rejet à l'égout. L'abaissement de la pression des purges
à la pression atmosphérique conduit à une vaporisation
partielle de celles-ci. La mise en place d'un pot de détente
permet de récupérer l'eau pure et la chaleur contenues dans la
vapeur de vaporisation des purges.
Primage: Phénomène d'entraînement de vésicules d'eau dans un
courant gazeux. Le primage est préjudiciable au bon
fonctionnement des chaudières à vapeur et des laveurs d'air. La
sensibilité au primage d'un appareil augmente lorsque la
viscosité de l'eau augmente.
Protection cathodique : Méthode destinée à protéger un élément
métallique (tuyau, réservoir, etc ..) exposé à une corrosion
électrochimique et jouant alors le rôle d'anode attaquée, en
le transformant en cathode, grâce à :
l'action d'un courant continu, de faible tension, convenablement
orienté,
à la proximité d'une anode plus attaquable que le métal à
protéger (anode en magnésium ou en aluminium, par exemple, dans
le cas de protection de pièces en acier).
Purges de déconcentration : Soutirage vers l'égout d'une
fraction du volume d'eau contenu dans une installation pour évacuer,
sous forme concentrée, les minéraux apportés sous forme diluée
par l'eau d'appoint. Les purges de déconcentration sont destinées
à limiter l'accroissement progressif de la teneur en éléments
dissous de l'eau des installations dans lesquelles des pertes
d'eau pure (par évaporation partielle) sont compensée par des
appoints d'eau plus ou moins riche en éléments dissous.
Régénération (en échange d'ions) : Opération effectuée sur
une résine échangeuse d'ions saturée, de façon à la ramener
à son état initial. La régénération consiste à faire
percoler sur la résine une solution appropriée (acide, basique
ou saline), de haute pureté, la régénération est toujours
suivie d'un rinçage lent puis d'un rinçage rapide.
Régénération à co-courant :Procédé de régénération d'un
échangeur d'ions, consistant à faire circuler la solution régénérante
du haut vers le bas du lit de résine.
Régénération à contre-courant : Procédé de régénération
des échangeurs d'ions, consistant à faire circuler la solution
régénérante dans le sens inverse (de bas en haut du lit de résine)
de celui suivi par l'eau à traiter. Le rendement est alors
meilleur que dans le cas d'une régénération à co-courant.
Résines (en échange d'ions) :Terme générique désignant les
matériaux granulaires utilisés en échange d'ions.
Résistivimètre : Appareil destiné à mesurer la résistivité
électrique d'une eau. Une résistivité élevée est caractéristique
d'une eau très pure (quelques mégohms-centimères).
SAF : Concentration globale (exprimée en degrés français ou en
méq/l) des sels d'acides forts (chlorures, sulfates, nitrates)
contenus dans une solution.
Sel :Substance résultant de l'action d'un acide sur une base.
Parmi les sels utilisés en traitement des eaux, on peut citer :
le chlorure de sodium NaCl,
le silicate de sodium Na2SiO3,
le chlorure ferrique FeCl3,
le sulfate d'aluminium Al2 (SO4), 18 H2O.
Le sel utilisé pour la régénération des adoucisseurs d'eau
est constitué de chlorure de sodium de très grande pureté.
Stérilisation : Opération à caractère stable, effectuée sur
un milieu clos, et conduisant à l'absence totale de germes
revivifiables (voir aussi désinfection).
Surchloration : Addition de chlore dans l'eau, conduisant à une
teneur en chlore supérieure au point critique.
TA (titre alcalimétrique simple) : Mesure de la teneur d'une eau
en alcalis (hydroxydes) et de la moitié de sa teneur en
carbonates alcalins et alcalino-terreux, déterminée par
addition de la quantité d' acide sulfurique nécessaire au
virage de la phénolphtaléine du rouge à l'incolore à pH 8,3.
Si le pH est inférieur à 8,3, le TA est nul et l'eau ne
contient pratiquement que des bicarbonates.
Le TA s'exprime en degrés français (°f). La notion équivalente
allemande est le «pWert», exprimé en degré allemands (°dH).
TAC (titre alcalimétrique complet : Teneur d'une eau en alcalis
(hydroxydes), en carbonates et en bicarbonates (ou hydrogénocarbonates)
alcalins et alcalino-terreux, déterminée par addition de la
quantité d'acide sulfurique nécessaire au virage du méthylorange
(ou hélianthine) du jaune à l'orangé à pH 4,3.
Le TAC s'exprime en degrés français (°f). La notion équivalente
allemande est le «mWert» exprimé en degrés allemands (°dH).
Tartre: Dépôt généralement dur et adhérent, quelquefois
poreux, constitué essentiellement de sels (carbonates, sulfates,
silicates de calcium, etc ..) provenant des eaux dures ou
calcaires.
Taux de conversion (Y) : En osmose inverse, rendement en débit
d'une membrane semi-perméable. Il se calcule à partir du débit
d'alimentation A et du débit de production P (A - P = débit de
rejet) Y = P/A x 100
TH (titre hydrotimétrique): Voir Dureté de l'eau.
Turbidité : Caractère d'une eau trouble, non transparente.
L'intensité d'une turbidité s'exprime en gouttes de mastic, ou
en unités Jackson ou NTU.
Ultrafiltration : Procédé de filtration sur membranes de synthèse,
minérales ou organiques, se situant entre la microfiltration et
la nanofiltration.
Ultraviolets : Rayonnement émis par des lampes à vapeur de
mercure avec une longueur d'onde voisine de 256 nanomètres,
agissant sur les molécules d'ADN des micro-organismes, et utilisé
pour la désinfection des eaux.
Vapeur alimentaire (ou vapeur blanche) : Vapeur exempte de tout
produit coloré, toxique ou odorant, susceptible d'être en
contact avec des denrées alimentaires, des produits
pharmaceutiques ou biologiques, des textiles ou encore d'être
introduite dans l'air ambiant.
Vapeur industrielle : Vapeur qui ne requiert pas les qualités
exigées pour les vapeurs blanches.
Viscosité : Caractéristique physique d'une eau directement liée
à sa teneur en éléments dissous. Les carbonates et les
hydroxydes de sodium et de potassium sont les composés qui, à
concentration égale, confèrent à l'eau la viscosité la plus
élevée. Une viscosité élevée de l'eau conduit à une réduction
des transferts thermiques au travers des échangeurs de chaleur.
Elle favorise le primage des chaudières à vapeur.