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Publié le 04/02/2004

 

Correns, Premier village Bio




CORRENS est un petit village du Var comptant 661 habitants situés au cœur de la ''Provence Verte'' à 15 Km de Brignoles. Ce village se distingue par une qualité de vie préservée et une agriculture soucieuse de l’environnement.

La vigne, étant la principale ressource économique du village, les actions du maire (Michaël Latz, vigneron) se sont portées sur la pérennisation de la culture de la vigne et la protection de l’environnement afin de maintenir l’activité économique du village.

L’état ayant mis en place des mesures incitatives à la conversion vers l’agriculture biologique en 1997, le maire a mis tout en œuvre pour que Correns se tourne globalement vers l’agriculture biologique.

En 1997, la cave coopérative était dans une situation économique difficile. Il fallait trouver un moyen de maintenir des exploitations de petite taille tout en accroissant la valeur de la production de façon à éviter la désertification, à terme, du village. La production classique étant synonyme de course aux hectares, l’agriculture biologique est apparue comme la solution du fait qu'elle est adaptée aux petites et moyennes surfaces.

Un vin issu de raisins de l’agriculture biologique correspond au règlement CEE 2092/91. La vigne est fertilisée à l’aide d’engrais verts et de composts pour stimuler l’activité biologique des sols et exalter la typicité des terroirs : aucun emploi de pesticides, d’herbicides, de fongicides d’origine chimique. Elle est protégée contre les ravageurs et les maladies à l’aide de sels simples (soufre, cuivre), de produits d’origine naturelle (algues marines, extraits végétaux) ou de techniques modernes de lutte biologique (confusion sexuelle). Le désherbage est assuré mécaniquement.
Le vin est certifié par un organisme agréé et élaboré en limitant strictement l’emploi des additifs notamment le SO2.

Aujourd'hui, 95% des terres du village sont cultivées selon les normes de l'Agriculture Biologique. La culture bio de plantes aromatiques et médicinales (PAM) destinées à la distillation (pour les transformer en huiles essentielles) et à l’alimentaire (herbes de Provence) va débuter en 2004 et des repas bios sont proposés deux fois par semaine à la cantine scolaire.
D'autre part, les locaux de la mairie sont en cours de réhabilitation selon les normes de la H.Q.E (Haute Qualité Environnementale). Un système de chauffage de tous les espaces communaux au ''bois-énergie'' (méthode de valorisation des déchets du bois) est en cours d'étude ainsi que le rafraîchissement de la salle polyvalente, en été, via l’eau de la rivière toute proche.

Le village a été sauvegardée sans que les habitants aient eu besoin de renoncer à l’économie principale (la viticulture)et le recours à la vente aux promoteurs immobiliers. Ce village s'est donc lancer dans des actions concrètes pour appliquer le concept de développement durable.

En 2001, Correns a reçu le label ''Merci dit la Planète'' décerné par le Ministère de l'Environnement ainsi que le second prix de l'association des éco-maires de France pour sa politique environnementale globale.

Afin de poursuivre leur engagement à développer l’agriculture biologique tant sur le plan commercial que sur le plan de la notoriété, l'association ''Les Maîtres Vignerons Bio de Correns'' organise deux grands rendez-vous annuels : le Salon Bovins de Provence fin janvier qui est réservé aux professionnels de la filière des vins et la Fête de la Bio et du Naturel, chaque 3éme week-end d’août réservée au grand public.

 

 

A propos du bio : (janvier 2004)

 

D'après une étude américaine (Rodale Institute de Pennsylvanie), les cultures conduite en bio seraient plus performantes que les systèmes d'agriculture conventionnels (agriculture intensive), en cas d'intempéries qu'il s'agisse de sécheresse ou d'inondation. Basé sur plus de vingt an de recherches, cet institut compare les résultats obtenus sur des parcelle à rotation biologique courte, longue et conventionnelle (agriculture intensive avec traitement chimique). Après cinq année de sécheresse, le constat est claire : les rendements obtenus avec les systèmes biologiques sont supérieurs à ceux des systèmes conventionnels. Cela s'explique par le fait que les sols cultivés de manière biologique retiennent mieux l'eau, et ont une structure ainsi qu'une activités biologique bien meilleurs. En effet, avec l'agriculture intensive on assiste souvent à l'apparition d'une "table de labour", avec un tassement des sols, une diminution de l'absorption des ressources hydrique et nutritives lié au ruissellement et au lessivage des sols. Ces actions aussi bien physique que chimique entraîne une baisse d'activité biologique (engendré par la microfaune tel les ver de terre...), ce qui diminue encore l'aération des sols et peu provoquer l'asphyxie des cultures.

Pour d'autres infos : http://www.bioeco.org/cgi-bin/index.pl?action=VoirPage&Page=6&arbo=1&te=1&text=225

                               http://buissonmc.free.fr/nouvelles%2021012004.htm

 

 

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